Drapé tombé « Ninfa »

J’accorde une attention particulière à cette figure mouvante et drapée nommée Ninfa - sorte de personnification ou de demie-déesse des éternels retours de la forme antique. Une interrogation de l’art sous l’angle des «survivances de l’Antiquité»

Ninfa est pour moi cette figure allégorique et symbolique, elle est toute autant une Madone, une pleureuse ou bien cette représentation de la nymphe d’aujourd’hui. »..

C’est ainsi que mes recherches m’ont orienté vers la sculpture antique et  plus particulièrement sur cette accessoire « le drapé « .  Il est comme la surface  de la mer :  un entre deux . Un passage entre deux états, deux matière;  un jeu de présence/absence, d’apparition/disparition. Une dynamique des fluides et  l’ idée d’une constante toujours en mouvement me plait.

Les deux sculptures  suggèrent  une présence féminine, ces deux drapés s’ opposent. L ‘un: « ninfa profunda » taillé dans un bloc de marbre blanc est un drapé lourd tombant ne laissant apparaitre très peu d’indice sur la forme.

L’autre « ninfa fluida »

en marbre noir, est plus explicite. Le drapé est  plus détaillé et  laisse apparaitre certain détails du visage.

Elles donnent toutes les deux une impression totale d’immobilité et pourtant le poids de ce drapé laisse toute la mouvance entre le drapé (surface extérieur) et l’être intérieur. Dans le suspens de l’immobilité et du mouvement, Ninfa se doit de devenir soudain une « ombre fantomatique », elle échappe alors à la pesanteur, à la condition terrestre.

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